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Ecole et collège La Sidoine
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L'HISTOIRE DE LA SIDOINE AU XX° SIÈCLE

Au tournant du siècle, La Sidoine était déjà une alerte quinquagénaire puisque sa fondation par les Ursulines remontait à 1851. En 1900, donc, le Pensionnat de la Sidoine est une ruche bourdonnante où s'affairent en même temps des religieuses, cloîtrées pour certaines, des professeurs, uniquement des dames ou des demoiselles, du personnel, surtout pour s'occuper du jardin et des bêtes, et enfin une centaine de jeunes filles de bonne famille, venant de la région lyonnaise et même de plus loin.
Mais les nuages commencent à s'accumuler.

 Le gouvernement français prépare la séparation de l’Église et de l’État. Dans quelques années, la plupart des congrégations religieuses seront contraintes de cesser leurs activités d'enseignement ou devront s'exiler. C'est ce que feront les Ursulines en allant s'installer à Mongrifone, près de Savone, en Italie. Toutefois, comme le montre une carte postale retrouvée derrière une boiserie de l'ancien réfectoire, cet exil n'était pas total et les liens restaient forts entre les expatriées et la maison mère. D'ailleurs la Sidoine continuait à vivre, sous la houlette de personnes laïques. Pendant la guerre de 14-18, après avoir servi un temps d'hôpital militaire, le pensionnat a de nouveau accueilli des élèves et a continué à soutenir le moral des troupes par l'envoi de colis de vêtements et l'entretien des uniformes.

A partir de 1918, les religieuses sont autorisées à revenir à la Sidoine pour reprendre leur activité première, l'enseignement. C'est un " nouvel âge d'or ". Les pensionnaires sont nombreuses. Certaines se préparent à être de bonnes mères de famille, d'autres à être religieuses. On devine, à travers les souvenirs des anciennes, qu'une ambiance exceptionnelle régnait dans ce pensionnat.

Malheureusement, la guerre de 39-45 qui s'abattit sur l'Europe annonça le déclin de la Sidoine. De nouveau hôpital militaire, puis de nouveau pensionnat après la défaite de juin 1940, il n'y eut pas d'autre âge d'or ! En 1949, les Ursulines se résignèrent à quitter cette belle propriété des bords de Saône pour se regrouper à Lyon, dans ce qui est aujourd'hui le collège Saint Marc (appelé longtemps Sainte Ursule). Toutefois, telle le Phénix renaissant de ses cendres, la Sidoine allait revivre. En effet, les pères du Sacré Cœur d'Issoudun y installent un pensionnat de garçons. Mais celui-ci n'y resta qu'une petite vingtaine d'années. Un cours commercial s'installa pour deux ou trois ans avant d'émigrer sur Lyon en 1972.

Et puis vinrent les " trente glorieuses " ! Grâce à une opération immobilière audacieuse, les écoles Saint Joseph et Saint Louis, trop à l'étroit dans leurs vieux murs de la rue du gouvernement, de la rue Montsec et de la rue du Bois, s'installent à la Sidoine à partir de septembre 1973. Constructions, aménagements, transformations se succèdent à un rythme effréné. Les effectifs croissent et passent de 300 élèves en 1973 à près de 900 aujourd'hui. Pour la Sidoine, le XX° siècle aura été riche en événements, il aura vu se succéder quatre établissements dans ses murs, mais dans la mémoire collective des Trévoltiens, la Sidoine reste un établissement vivant et dynamique, et jouant un rôle important dans la vie locale.